La production de café robusta dans la province du Sud-Ubangi peut-être relancée grâce aux coopératives membres de la FEPASU et contribuer à l’amélioration des revenus des producteurs agricoles: recommandations

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Une étude a été  menée par la FEPASU de  janvier à novembre 2021 auprès de 200 producteurs de café dans les quatre territoires qui composent la province du Sud-Ubangi, notamment : Budjala,  Kungu,  Libenge et  Gemena. L’objectif a été d’identifier les facteurs pouvant limiter la production de café, d’évaluer le revenu des producteurs agricoles du café sous l’angle d’organisation et d’entreprenariat agricole local, d’évaluer les effets de la relance de café robusta sur les revenus des producteurs agricoles et de proposer un projet visant à améliorer la rentabilité. 

(…) Recommandations:

Ainsi, nous recommandons au gouvernement Congolais tant national que provincial de :   

  • Mettre en place une politique agricole et des stratégies cohérentes qui visent l’appui aux exploitations agricoles familiales en intrants de qualité, accordent une importance particulière aux femmes et aux jeunes afin de valoriser le savoir paysan et stimuler les producteurs à consommer du café bio local, 
  • Mettre en place des centres d’apprentissage agricole dans les différents secteurs administratifs pour la formation des jeunes dans l’entreprenariat agricole, 
  • Rendre effectif le FONADA et d’influencer les institutions de microfinance à s’installer dans la province pour le financement du secteur agricole avec faible de taux de remboursement, 
  • Appuyer l’entretien des routes de desserte agricole pour faciliter l’évacuation des produits agricoles, 
  • Appuyer techniquement la FEPASU dans l’amélioration du circuit de commercialisation de café robusta,
  • Mettre en place un régime foncier qui sécurise les producteurs agricoles et les opérateurs privés à investir dans le secteur agricole. 

Pour les ONG de développement de : 

  • Considérer pour approche de développement que celle qui mobilise les producteurs agricoles à leur auto prise, 
  • Se ranger sur les priorités de la province et de la nation en matière de l’agriculture ; 
  • Limiter les œuvres caritatives (sauf pour les catastrophes) qui développent chez les paysans l’esprit attentiste, 
  • Créer toujours des espaces à travers les différents projets mis en œuvre pour valoriser les initiatives locales et le savoir paysan. 

Quant aux producteurs agricoles membres de la FEPASU de : 

  • Développer un leadership avéré et des mécanismes de mobilisation de ressources en intégrant la dynamique des jeunes et des femmes dans l’entreprenariat agricole afin de pérenniser l’agriculture, 
  • Mettre en place des organes composés de personnes-ressources pour mener des actions de plaidoyer auprès des autorités locales et défendre les intérêts des producteurs agricoles ; 
  • Faciliter le circuit de commercialisation de café à travers les coopératives autonomes pour avoir la possibilité de négocier avec les acheteurs potentiels,  
  • Travailler sur la qualité de café et de valoriser sa production sur le marché local et extérieur, 

Alors, les jeunes et les femmes de : 

  • Aimer et accepter d’investir dans le secteur agricole en créant des petites exploitations agricoles au lieu d’être seulement des demandeurs d’emploi, 
  • Se faire former au sein des centres d’apprentissage agricoles et de participer aux ateliers de renforcement de capacités organisés à l’intention des producteurs agricoles ; 
  • Voter pour des coopératives en achetant des parts sociales et limiter l’approche des organisations paysannes qui dépendent des projets passagers et qui fonctionnent comme des associations sans but lucratif (ASBL). 

Rappelons que Aloïs KUMA, est un ingénieur agronome et expert en sciences et techniques de développement. Il a commencé sa carrière de l’enseignement dans les écoles techniques agricoles entre 1992 et 2010. Il travailla ensuite dans un projet d’entretien des routes de dessertes agricoles pour le compte de PNUD/UNOPS 2BEK en 2007 et revient chez CDI BWAMANDA, d’abord comme animateur de terrain de l’axe BOTO-BOKOZO, ensuite comme chef de service de développement rural entre 2008 et 2013 dans le cadre de projet fonds Belges de sécurité alimentaire (FBSA). 

Il sera finalement engagé par CONGODORPEN comme cogestionnaire de projet DCI FOOD, financé par l’Union européenne à Mateko dans le Kwilu et dans le cadre de programme DGD 2014-2016 dans la province du KWANGO. Il est actuellement coordinateur pays de cette ONG et travaille pour l’actuel programme DGD 2017-2021 dénommé « ensemble avançons ! ».

Aloïs KUMA

Correspondance particulière

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