Marie Mandombe, l’agriculture au cœur d’une vie familiale

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Elle n’a pas eu la chance de faire des grandes études comme les autres femmes de son âge dans son quartier. Elle était obligée d’interrompre  ses études  au moment où son père a rencontré de sérieuses difficultés financières.

Marie Mandombe est née à Kinshasa et elle  a épousé monsieur Matondo Benoit avec qui elle a eu huit enfants. Son mari travaillait comme cuisinier chez les blancs à l’époque coloniale. 

Après le départ des blancs en 1960, son mari a acheté un terrain agricole dans le site de la Tshuenge , dans la commune de Masina où il a commencé à faire le champ. En 1982, Marie Mandombe a commencé à réaliser les activités agricoles comme son mari l’a initié. C’est donc partie pour une aventure en famille à ce travail de la terre.

Pendant ses maternités, Marie Ndombe n’avait pas de choix que d’emmener ses enfants avec elle dans les champs. Souvent elle quittait chez elle très tôt pour rentrer tard.

La culture des aubergines, des ciboulettes, des oseilles, des piments fait partie de ses activités champêtres dont les recettes lui ont permis de résoudre les problèmes liés à l’alimentation, à l’éducation, aux soins médicaux de sa famille, bref pour la survie de la famille.

Quand ses enfants étaient chassés de l’école, faute de n’avoir pas payé le minerval à temps, elle demandait une dérogation aux autorités scolaires et pendant ce temps, elle recourait à la terre pour récolter et vendre  ses produits agricoles. Pour cette raison, « On m’a surnommée : maman tikela ngai deux jours », nous a-t-elle confié.

Marie Mandombe a indiqué  que son mari était fier d’elle, car elle s’occupait bien de ses besoins et il disait: « parfois, si je ne laisse rien pour le repas, mais à mon retour à la maison, ma femme me sert à manger.  J’ai pitié d’elle puisque le travail de champ est pénible ».

Marie Mandombe  est une femme sage et battante puisqu’elle a pu s’offrir son propre champ à Tshuenge avec ses économies réalisées dans le cadre de ses activités agricoles. Cette acquisition lui a permis d’élargir son champ d’activité et cela lui a permis de faire plus de recettes.

Dans son travail, elle fait face à plusieurs problèmes à la fois. Par exemple, lorsque son mari est tombé malade, sa fréquence au champ avait diminué et cela a également impacté son travail.

Malheureusement, son compagnon du champ, son mari avait rendu l’âme et elle a été contrainte d’abandonner.  Mais, quand les problèmes sociaux ont commencé à se poser au sein de la famille, elle était obligée de reprendre ses activités agricoles quelque temps après.

Elle a toujours rêvé de faire plus en ce qui concerne la production, la commercialisation et la transformation  grâce à l’appui des partenaires puisque seule, elle ne peut pas réaliser cela. Grâce à cet appui, elle pourrait commencer à produire plus et  exporter ses produits agricoles puisque  jusque-là, elle vend aux champs à des mamans manœuvres faute d’un marché propre aux agriculteurs  et même dans ceux qui existent,  il n’y a pas des places. En plus, elle est aussi confrontée au problème de transport qui est un véritable casse-tête.

 

                                                                                                      Myriam BWITI

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