LES FEMMES PAYSANNES, UNE MAIN D’ŒUVRE IMPORTANTE À VALORISER

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THERESE MAKANDE, Une économiste de formation qui trouve son bonheur
dans l’agriculture.

Dans le cadre du mois de mars de chaque année, dédié à la femme, le journal La voix du paysan congolais publie un dossier de presse sur les femmes agricultrices. Il met ses pages à la disposition de ces femmes actives dans le secteur agricole qui racontent leurs expériences, riches en enseignements.  

Elles racontent toutes leurs vies professionnelles en commençant par leurs débuts souvent difficiles, leurs passions, leurs réussites, leurs échecs et leurs principaux défis auxquels elles font face dans leurs métiers.

Les femmes jouent un rôle capital dans le secteur agricole en RDC, car elles constituent la principale main-d’œuvre par rapport aux hommes et tout tourne autour d’elles. Avec beaucoup de peines, elles ne baissent pas les bras et continuent à se battre pour nourrir de nombreuses vies et surtout contribuer pour la survie des foyers. La femme est une main d’œuvre importante à protéger. 

A l’occasion de la journée internationale de droit de la femme, ayant comme thème national : « l’autonomisation des femmes et filles dans le contexte de la lutte contre le changement climatique et la réduction des risques de catastrophes », des femmes rurales sont à l’honneur.

 

THERESE MAKANDE, Une économiste de formation qui trouve son bonheur dans l’agriculture

Originaire de la province de Kwilu, Thérèse  Makande est mariée à monsieur SALI BOTEKE Vincent avec qui ils ont eu quatre enfants. Elle a fait les sciences économiques à l’Université de Lubumbashi où elle a obtenu son diplôme de licence.

Mais dans sa vie, elle a grandi pratiquement dans les activités champêtres exercées par ses parents et elle aussi, dès le bas âge, elle s’adonnait déjà à ces activités agricoles. C’est ce qui explique même sa passion pour le travail de l’agriculture malgré ses études universitaires qui ne l’ont pas empêché de s’affectionner au métier de la terre.

Grâce à ce travail de la terre, elle a pu connaître la valeur nutritive de chaque légume et elle a découvert que la terre ne trahit pas. Quand on fait preuve de patience, on peut faire beaucoup de recettes. 

Son travail de fin d’étude a porté sur l’industrialisation d’une zone agricole précisément la province du KWILU dont elle est originaire et les recherches qu’elle a faites ont montré que cette zone peut devenir industrielle compte tenu de beaucoup d’atouts dont elle dispose. 

Elle a souligné que son travail l’épanouit et c’est une fierté en tant que femme de faire l’agriculture. Elle pense que la femme doit être éduquée pour comprendre sa place dans la société et équilibrer son foyer.

Thérèse  Makande  n’entend pas s’arrêter à mi-chemin, elle rêve de se former plus tard dans le secteur agroalimentaire puisqu’ il ne suffit pas de produire, mais il faut donner une valeur ajoutée aux produits agricoles qu’on vend à l’état brut.

Quittant Lubumbashi pour s’installer à Kinshasa après ses études, elle s’est procuré un terrain agricole à Kindele, dans la commune de Mont Ngafula où elle a rencontré les mamans maraîchères de la vallée de la FUNA. 

Ces dernières éprouvent beaucoup de difficultés liées à la production, à la commercialisation et à la conservation dans leurs produits. Pour pallier ces difficultés, elle les a aidées à créer le Centre de répartition équitable et anti discriminatoire, CREAD qui abrite une nouvelle branche qui s’occupe uniquement de l’agriculture dénommée : CREAD  MOLONI en 2012 dont elle est la présidente.  

Cette structure a été mise en place pour s’occuper de l’agriculture et de l’élevage. Elle encadre les mamans maraîchères, les soutient en cas de deuil et elle organise les services d’épargne et des petits crédits.

Dans son champ agricole dans la vallée de la FUNA, madame Thérèse produit les semences des amarantes, des aubergines, des oseilles, des légumes fruits et des feuilles. Elle utilise surtout le système de compostage sans engrais chimiques et ses légumes sont la préférence de plus d’un, car ses produits sont même exportés vers la Belgique. 

A Kinshasa, la vente de ces produits agricoles se fait au marché de Mont Ngafula, au  Rond Point Ngaba et elle fait aussi la livraison à domicile. Cependant, elle lui arrive de faire de la mévente par manque de système de conservation. Par conséquent, les invendus sont simplement jetés à la poubelle.

Mme Thérèse  Makande a suivi une formation organisée par une organisation dénommée : Forum des femmes pour la gouvernance des ressources naturelles, en sigle FFGRN sur l’agro écologie pour pouvoir lutter contre les changements climatiques. C’est une bonne opportunité d’apprentissage pour elle, car dans la vallée de la Funa où elle travaille, il y a des inondations pendant la saison des pluies. C’est une connaissance de plus qui s’ajoute dans son parcours, Cette formation lui a permis de mieux se défendre contre les pluies qui ravagent les récoltes. Le changement climatique réduit sensiblement la production, entraîne la sécheresse. Concrètement, elle utilise comme moyen de bord les rameaux pour éviter les inondations et la chaleur.

Enfin, Thérèse  Makande  poursuit actuellement son parcours professionnel au sein de CENAFEP, une branche du ministère de l’agriculture qui s’occupe de la pêche et de l’élevage.

Myriam BWITI

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